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En pratique, une installation de méthanisation est toujours réalisée en partie en autoconstruction, et en partie avec du matériel clés en mains. Certains composants ne peuvent évidemment pas être fabriqués par l’agriculteur (groupe de cogénération), et inversement il est plus judicieux que certains équipements soient réalisés par l’agriculteur (tranchées, aménagements).
La part d’autoconstruction qui peut être assurée par l’agriculteur dépend de la manière dont celui-ci compte son temps. Au tarif de la main d’oeuvre agricole, l’autoconstruction apporte peu d’économie significative. L’agriculteur peut également travailler « en régie » sous la responsabilité de l’ensemblier. Il est important dans ce cas de préciser les responsabilités de chacun.
Nous considérons qu’il est impératif, dans le contexte actuel en France, de recourir à un ensemblier, car celui-ci : . dispose d’un savoir-faire capitalisé par de nombreuses expériences, . dispose de compétences multiples (électricité, électromécanique, tuyauterie, génie civil…) que l’agriculteur ne possède pas forcément, . assure la responsabilité globale de l’installation.
|  | | | | Toute démarche nécessite des études précises |
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 | Le préalable : les études | |
Avant de demander un devis à un ensemblier, l’agriculteur devra rassembler les éléments permettant à celui-ci d’établir son offre : . nature, quantité, saisonnalité des produits à traiter, teneurs en matière sèche et en matière organique, . bilan des consommations d’énergie sur le site, saisonnalité, . implantation des ouvrages, réseaux de canalisations, . existance ou non d’une préfosse et de fosses de stockage ; volumes, équipements (pompes).
L’agriculteur devra faire appel à un bureau d’études spécialisé pour l’assister lors des études préalables, lors de la passation des marchés, ou en assistance lors de la réalisation des travaux.
La méthanisation « à la ferme » est aujourd’hui bien maîtrisée sur le plan technique. Cependant, les constructeurs ou fournisseurs de matériels spécifiques sont des entreprises étrangères (Allemagne, Suisse, Autriche…) qui travaillent sur un marché national, voire régional (Bavière par exemple). Certains constructeurs commencent à s’implanter en France.
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